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Questions et Réponses

PRE OPERATOIRE

Combien de laser sont pratiqués en France chaque année ?
Environ 110 000 yeux ont été opérés en 2003. Pour comparaison, aux USA, on compte environ 1 500 000 LASIK en 2003.

Quel est l’âge limite pour se faire opérer par le laser ?
Il faut être majeur donc avoir au moins 18 ans et surtout être certain que la vision est stable depuis au moins deux ans.

Pourquoi faut il dépister et ne jamais opérer au laser les kératocônes ?
Le kératocône est une dégénérescence rare, progressive de la cornée dont la structure devient instable par un amincissement progressif d’origine mal élucidée. Les premiers signes apparaissent en général après l’adolescence et peuvent être dépistés au stade infra clinique (frustre). Si ces patients sont opérés par laser, ce dernier affine un peu plus la cornée et peut démasquer un kératocône frustre. Le résultat est l ‘apparition d’un astigmatisme irrégulier et éventuellement d’une éctasie cornéenne. Une grande partie des examens complémentaires préopératoires pratiqués (topographie, Orbscan..) ont été développés pour identifier et exclure ces patients à risque (cornée fine, légèrement irrégulière….).

Quels sont les avantages du LASIK par rapport à la PKR ?
- Les indications du LASIK sont plus larges que pour la PKR.
- La correction des myopies moyennes à fortes est plus fiable.
- La récupération visuelle est rapide et indolore.
- Il est plus facile de proposer une chirurgie bilatérale.
- Il n’y a pas de risque de Haze cornéen.
- Il y a moins de risques liés à l’exposition solaire ou à la réactivation d’un herpès oculaire latent.
- Les retouches sont de pratique et de récupération plus rapides.

Quels sont les avantages de la PKR par rapport au LASIK ?
- Les résultats sont très précis pour les faibles myopies.
- Les cornées un peu fines sont opérables.
- Le risque d’ectasie cornéenne est à priori moindre.
- Il n’y a pas de risque lié à la découpe d’un capot.
- La technique est préférable chez les patients porteur de fragilité de l’épithélium.

Quels sont les avantages des implants par rapport au laser ?
- Les indications des implants dépassent celles du laser.
- La qualité de vision est souvent meilleure qu’avec le laser pour les fortes amétropies.
- L’implant peut être enlevé si il est mal toléré ou changé si il est mal ajusté.
- Il est possible, dans certains cas, de corriger la presbytie grâce aux implants multifocaux.
- Il est possible d’ajuster le résultat par un laser de surface une fois la chirurgie stabilisée (technique bi-optique).

Quels sont les inconvénients des implants par rapport au laser ?
- La chirurgie se fait à globe ouvert (plus invasif ).
- la prédictibilité de la réfraction est moins précise qu’avec un laser.
- Il existe un risque de glaucome induit, de cataracte induite, de déformation de la pupille et d’infection intra oculaire.
- Au moment de la chirurgie de la cataracte (implants phakes) , l’implant doit être retiré et ce dernier peut gêner pour la précision du calcul de l’implant qui remplacera le cristallin.

Pouvons-nous garantir 10/10 sans correction avant d’opérer ?
Non, jamais à 100%. Il existe de nombreux facteurs technologiques qui dépendent de l’expérience du chirurgien mais il reste certains facteurs biologiques propres à chaque patient qui sont peu prédictibles et parfois exagérés. Plus l’amétropie est forte plus le 100% à 10/10 est difficile à prévoir.
Les cas problématiques sont très rares et la majorité arrivent à un bon résultat avec une prise en charge adaptée.

Que veut dire Monovision ?
La monovision consiste à faire voir un œil de loin et l’autre œil de près de façon à redonner une autonomie la plus large possible aux presbytes de plus de 50 ans.
Par exemple un myope de – 2 dioptries aux deux yeux pourrait n’être corrigé que de son œil dominant en vision de loin et garder l’autre œil pour voir de près. Il s’agit d’un compromis car cette situation diminue la perception du relief et donne une vision intermédiaire moyenne.
Cependant un essai peut être fait avec des lentilles avant la chirurgie et en cas d’un bon confort avec lentille mais d’intolérance après le laser la correction de l’autre œil est une solution pour lever la myopie mais conserver la presbytie.

Quel est la stabilité de la correction laser à long terme ?
Très bonne. Le recul est de plus de 20 ans. Si la correction change avant 12 mois post opératoires, il faut penser à une régression ou à un défaut de correction. Au delà, il faut penser à une évolution naturelle de la myopie, à une anomalie constitutionnelle de la cornée (kératocône) ou à l’apparition d’une cataracte.

Existe-t-il des contres indications pour la chirurgie laser liées aux sports ?
Pour la PKR il n’y a pas de contre indication sportive après la cicatrisation. Pour le LASIK, il faut proscrire les sports de combat ou à risque direct de contusion oculaire. En cas de choc, même si le capot est solidement collé après 6 à 12 mois, il est recommander de consulter en urgence.

Existe-t-il des contres indications pour la chirurgie laser liées à l’activité professionnelle ?
Oui. Certaines administrations ou corps de métiers posent des conditions précises d’aptitudes visuelles et de recrutement. Il faut donc que le patient contacte le médecin du travail concerné si à priori il pourrait exister des conditions restrictives pour son plan de carrière (aviation, armée, sauveteurs, police,…).

Quelle est la définition d’un bon résultat après chirurgie réfractive ?
L’objectif est d’obtenir une indépendance vis à vis de son ancien mode de correction optique. Celle-ci est en général totale mais parfois partielle. Il existe donc la possibilité d’avoir à porter une petite correction optique pour la conduite de nuit ou les travaux de lecture prolongés. Le confort visuel, c’est à dire la qualité de vision est plus important que l’acuité visuelle mesurée en dixièmes. Il faut toujours garder en tête que chaque retouche comporte les mêmes risques chirurgicaux que le traitement initial (sauf pour la découpe du capot de LASIK). Une acuité à 7 ou 8/10 est un bon résultat même si la vision est améliorable à 12/10 avec un complément optique. Pour une myopie faible de –1.5 Dioptries, l’acuité sans correction est passée de 1/10 à 8/10 ! Une acuité à 12/10 mais avec un inconfort visuel devra faire rechercher des aberrations optiques (aberrométrie), un décentrement, une pupille large ou une sous correction qu’il faudra prendre en charge.

La chirurgie réfractive élimine-t-elle les risques liés à l’apparition de maladies oculaire ?
Non. Elle n’induit pas de pathologie en dehors des complications possibles connues. Elle ne préserve pas non plus par exemple des autres risques liés à la myopie forte (glaucome, cataracte, décollement de rétine..) ou à l’hypermétropie forte (glaucome aigu).

Le laser est il un problème pour le risque d’apparition d’un glaucome, de cataracte, de décollement de rétine ?
Non.

Le laser est il un problème au moment de la chirurgie de la cataracte ?
Non. La formule de calcul de l’implant sera différente.

Il y a t-il des informations à garder sur le bilan préopératoire en cas de changement d’ophtalmologue ?
Oui. Il est recommandé de garder la valeur des indices suivants : pression intra-oculaire, longueur axiale, pachymétrie centrale, kératométrie moyenne, puissance et nature de l’implant intraoculaire (carte de porteur délivrée).

Quel est le risque de gène à la conduite nocturne ?
Le risque est banal, souvent transitoire (moins de 6 mois), rarement invalidant pour la conduite. Il est surtout lié à l’adéquation entre le diamètre du traitement laser et celui de la dilatation maximale de la pupille (la nuit). En cas de gène importante, un collyre qui serre la pupille peut être prescrit avant la conduite, un retraitement aberrométrique (customisé) est aussi parfois possible.

Quel est le risque de sécheresse oculaire suite à un laser ?
Il existe souvent une sécheresse transitoire qui s’estompe en 6 à 12 mois. Pour les cas les plus sévères, l’instillation de larmes artificielles ou une occlusion transitoire des points lacrymaux inférieurs permettent de patienter (anciens intolérants aux lentilles).

A partir de combien de mois une retouche est possible ?
Pour le LASIK : 2 à 3 mois
Pour la PKR : 4 à 6 mois

Les retouches laser sont elles payantes ?
Non. Seules les consultations sont le plus souvent payantes.

Existe-t-il une prise en charge par la sécurité sociale ?
Non. Il s’agit d’une chirurgie de confort pour la sécurité sociale. Certaines mutuelles couvrent une partie des frais.

Quel est le coût d’une intervention de chirurgie réfractive ?
Le coût par œil varie d’un chirurgien et d’un plateau technique à l’autre. En moyenne il faut compter entre 1000 et 2000 Euros par œil. Ce prix comprend les frais du plateau technique (éventuellement le prix de l’implant), l’amortissement de la technologie et les honoraires du chirurgien (les retouches sont le plus souvent gratuites).

Pourquoi faut-il une surveillance régulière, annuelle, à vie ?
Pour vérifier la stabilité de la vision et dépister l’apparition des autres risques souvent associés à la myopie (glaucome, cataracte, décollement de rétine,…)

Le port de lentille ou de lunette reste-t-il possible après la chirurgie ?
Oui.

Est-il possible de perdre la vision suite à un laser ?
L’hypothèse est tellement exceptionnelle qu’aucune statistique de risque n’est disponible.

Est-il possible de voir moins bien qu’avant la chirurgie même avec un complément en lunette ou en lentille ?
Oui. En cas de complication grave, une opacité ou une irrégularité majeure de la cornée peut entraver la vision de façon définitive. Aux débuts de la technologie LASIK, de très rares cas d’accidents de découpes ont été rapportés avec la nécessité de pratiquer ensuite une greffe de cornée.

Quel est le risque infectieux pour la chirurgie laser ?
L’hypothèse est tellement exceptionnelle qu’aucune statistique de risque n’est disponible. Il existe des descriptions rapportées à travers quelques rares cas internationaux.

A quoi sert le consentement éclairé que le patient doit signer ?
C’est une preuve pour démontrer que le patient opéré à bien été informé des risques opératoires, des alternatives et qu’il à bien bénéficié du temps obligatoire de réflexion pour cela. Il ne s’agit en aucun cas d’une décharge ni d’un contrat. Ce document est obligatoire, il repose sur les recommandations de bonne pratique du SNOF (syndicat national des Ophtalmologues de France).

POST OPERATOIRE

Le LASIK est il douloureux ?
Non, la découpe est indolore car nous pratiquons une anesthésie locale, les suites opératoires peuvent donner l’impression d’un grain de sable dans l’œil pendant quelques jours, un collyre lubrifiant est prescrit pour cette gène. Toute douleur doit faire consulter en urgence.

La PKR est elle douloureuse ?
Oui, le fait d’enlever l’épithélium est indolore pendant la chirurgie mais à distance de l’anesthésie, une douleur peut apparaître. Cette douleur est prévenue par un collyre anti inflammatoire, des larmes artificielles, une lentille de contact (gardée 2 à 3 jours), un antalgique et un relaxant en comprimés. Les patients sont très inégaux devant la douleur, certains ne sentiront qu’une gène, d’autre nécessiteront un antalgique plus puissant. La douleur débute en général le soir de l’intervention, culmine le lendemain et disparaît totalement en un à deux jours. Il faut donc s’organiser en conséquence et prévoir de rester au calme deux à trois jours. Une fois la lentille enlevée une impression de sécheresse est constante pendant huit jours.

Les deux yeux sont ils opérés en même temps ?
Pour le LASIK, c’est possible. Pour la PKR, le mieux est de décaler les interventions entre 8 et 15 jours de façon à rester autonome pendant la durée de la réhabilitation visuelle. Pour les implants il faut attendre au moins 15 jours.

Faut il venir accompagné le jour de l’intervention laser ?
Oui, toujours car la conduite est dangereuse le premier jour.

Combien de temps faut-il compter avant la stabilisation de la vision ?
Pour le LASIK, moins de 3 mois. Pour la PKR, moins de 6 mois. Pour les implants, mois d’un mois.

Quand pourrai-je reprendre le travail ?
Pour le LASIK, dès le lendemain. Pour la PKR et les implants, il vaut mieux prévoir quelques jours de congés.

Quand pourrai-je reprendre la conduite ?
Dès que la vision remonte à un niveau suffisant (> 6/10) et que votre ophtalmologue vous y autorise.

Ai-je le droit à un arrêt de travail après une chirurgie réfractive ?
Non.

Combien de temps faut il attendre avant d’aller au soleil, à la piscine, à la douche ?
Tout de suite pour la douche, rapidement en quelques semaines et dès que votre ophtalmologue vous y autorise pour le soleil (avec lunette solaires au début) et pour la piscine (avec lunettes de plongée au début).

Quelle est la durée du traitement post opératoire classique ?
Pour la PKR : 1.5 mois
Pour le LASIK : 10 jours
Pour les implants : 30 jours

Quel est le rythme de surveillance après la chirurgie réfractive ?
Pour la PKR : J0, J1, J3, M1, M3, M6, M12 puis tous les ans.
Pour le LASIK : J0, J1, J8, M1, M3, M6, M12 puis tous les ans.
Pour les implants : J0, J1, J5, M1, M3, M6, M12 puis tous les ans.