Les
Solutions Chirurgicales
> La Photokératectomie
Réfractive (PKR)
> La customisation ou CUSTOM CORNEA
> Le LASEK et l’EpiLASIK
> Le LASIK
> Le femtoLASIK ou le LASIK « Tout Laser »
> Les implants
> Bioptiques
La Photokératectomie Réfractive
(PKR)
> Définition
> Les complications
> Les complications pendant l'opération
> Les complications post-opératoires
Définition
Depuis les premières études cliniques
en 1990, la Photokératectomie Réfractive (PKR) par laser
excimer est la technique laser de référence pour remodeler
la surface de la cornée. Le terme médical est le kératomileusis (kérato=
cornée ; mileusis = remodelage).
Le premier temps de la chirurgie est l’ablation
mécanique (brosse ou spatule)
ou
chimique (alcool) de l’épithélium (première
couche de la cornée à renouvellement rapide) afin d’avoir
un accès direct au stroma cornéen (renouvellement très
lent), qui est la cible du traitement. Ce geste est effectué sous
anesthésie locale par une goutte de collyre instillé quelques
minutes avant la chirurgie. Le laser va ensuite être appliqué pour
abraser et remodeler de façon pré calibrée la
surface oculaire (photoablation). Des nomogrammes (abaques) sont mis
au point pour accorder la profondeur de l’abrasion mesurée
en micromètre (millième de millimètre noté µm) à la
correction optique recherchée mesurée en Dioptries (noté D).
Pour simplifier, il faut environ 10 µm pour corriger 1 D de myopie.
La précision de la photoablation par le
laser excimer permet de réaliser un remodelage directe avec
une précision infra-micrométrique (environ un quart de µm
par impact). Le laser excimer utilisé émet un rayonnement
de photons (particules de lumière) ultraviolet d’une longueur
d’onde de 193 nm (invisible) qui est exclusivement absorbée
en surface du tissu cornéen. Le stroma cornéen photoablaté va être
extrait à l’air libre sous forme d’un nuage de particules
biologiques. L’effet thermique est quasiment nul. Le profil d’ablation
est réalisé par petites touches d’environ 1 mm
de diamètre (flying spots) appliquées à une cadence
d’environ 100 Hz (100 impacts par seconde).
Les suites de l’intervention sont douloureuses
en raison de l’ablation de l’épithélium qui
contient une grande densité de fibres nerveuses. Le temps de
repousse de celui-ci varie entre 2 et 5 jours. Une lentille de contact
est souvent posée sur l’œil pendant 2 à 3
jours pour minimiser le contact douloureux de la paupière avec
la zone de traitement.
La douleur survient et doit être prise en
charge pendant environ 2 à 4 jours. La vision s’améliore
rapidement sur les 10 premiers jours puis de s petites fluctuations
peuvent apparaître pendant le premier mois. La réfraction évolue
rarement au delà des 6 premiers mois et après 12 mois
toute modification de la réfraction n’est pas considérée
comme secondaire à la cicatrisation mais plutôt le fait
de l’évolution naturelle de l’amétropie du
patient. Il est préférable de réaliser un œil
puis l’autre avec 7 à 21 jours d’intervalle mais
si l’encadrement le permet, une chirurgie bilatérale est
possible. Les retouches sont possibles dès le sixième
mois.
La PKR donne de très bons résultats
pour les amétropies faibles à moyennes. Le risque de
complication est plus faible qu’avec les autres techniques. Cependant,
pour les plus fortes amétropies, peut apparaître sous
l’épithélium une réaction de cicatrisation
importante nommée « Haze cornéen » qui en
limite les indications. Ce haze est imputable en grande partie à l’ablation
de l’épithélium de la surface oculaire, dont la
repousse, en contact avec des cellules (kératocytes) du stroma
induit une fibrose sous épithéliale (cicatrice) délétère
pour le résultat réfractif. Ainsi, il est actuellement
rare de proposer une ablation de plus de 4-5 D, c’est à dire
supérieure à 10% de l’épaisseur du stroma
au centre de la cornée (500 µm).
> Voir l'histologie de la cornée <
> Retour Plan PKR <
> Retour Solutions <
Les complications
L'incidence des complications, déjà très
faible, a encore baissé au cours des dernières années
grâce à la qualité et la haute technicité des
instruments. La fréquence des complications est inférieure à 0,5
%, alors que celle des incidents est de 0,5 %. Les effets secondaires
souvent transitoires, dominés par les halos nocturnes, s'observent
dans 5% des cas. Il est impératif pour le patient d’en
prendre connaissance.
> Retour Plan PKR <
> Retour Solutions <
Les complications pendant
l'opération
- Dysfonctionnement du laser excimer
Exceptionnel. Une évaluation systématique du fonctionnement
du laser excimer est réalisée avant chaque intervention.
- Décentrement du traitement cornéen réalisé par
le laser
Exceptionnel mais potentiellement grave. Le traitement laser doit être
centré sur l'axe visuel. Aussi, il est très important que le
patient regarde attentivement la petite mire rouge clignotante du laser du
début à la fin du traitement car le laser se centre sur l’axe
visuel du patient et non sur l’axe géométrique de l’œil.
Le chirurgien encourage donc en permanence le patient dont le rôle
est actif. Un système de caméra infrarouge (eye-tracker) permet
de réajuster le tir du laser en temps réel afin de compenser
les micros secousses de l’œil. Le laser est stoppé si l’œil
dévie trop, la procédure reprend au même point après
simple ré alignement. Pendant le traitement, le contrôle du
centrage est effectué par l'opérateur sous microscope opératoire
et par l'assistant opératoire sur écran de contrôle de
la caméra. La collaboration du sujet opéré est donc
essentielle. Il doit fixer, avant et pendant les quelques secondes de photoablation
une lumière rouge même si elle devient progressivement plus
grosse et floue. Si, malgré toutes ces précautions, un décentrement
est observé, une retouche au laser quelques mois plus tard sera indiquée.
> Retour Plan PKR <
> Retour Solutions <
Les complications post-opératoires
> L'infection de la cornée :
Exceptionnel mais grave. Elle correspond à l’apparition d'un
abcès de cornée qui peut évoluer vers une résolution
totale mais aussi vers la perte de l’œil si la prise en charge
n’est pas rapidement adaptée. Une opacité cornéenne
pouvant gêner la vision. L'instillation soigneuse des collyres prescrits,
les mesures d'hygiènes de base afin de limiter le risque, et la surveillance
postopératoire permettant de dépister une infection débutante
et de mettre en route les traitements appropriés sont les meilleurs
garants contre l’infection cornéenne. Ainsi, dans les suites
immédiates de l’intervention, toute rougeur anormale, douleur,
baisse de vision, paupières collées le matin doivent faire
consulter d'urgence.
- La cicatrisation anormale de la cornée
: lente, excessive ou désordonnée de l'épithélium.
L'épithélium est totalement éliminé sur 8 à 9
mm de diamètre du centre de la cornée. Sa repousse est rapide
en 2 à 5 jours mais chez certains patients dits « cicatriseurs
lents » celle ci peut s’allonger de quelques jours. Une cicatrisation
anormalement lente de l’épithélium peut être source
de sensation de corps étrangers, de brûlures, ou de flou visuel
transitoires
Une cicatrisation excessive appelée « haze cornéen » peut
entraîner une opacité cornéenne transitoire et une régression
de l’effet réfractif. Il s’agit d’une activation
excessive des cellules de la cornée qu’il convient de dépister
et traiter efficacement par des collyres anti inflammatoire dès qu’il
existe un retentissement sur la vision. Le haze apparaît en général
toujours à minima et peut devenir gênant à partir de
la troisième semaine post opératoire. Il est d ‘autant
plus fréquent que l’amétropie corrigée est forte.
C’est la principale raison du développement du LASIK pour lequel
le haze n’existe pas (l’épithélium n ‘est
pas traumatisé)..
- La sous-correction ou correction insuffisante.
Elle peut être immédiate ou apparaître plus tardivement.
Une correction par lunettes ou lentilles de faible puissance est parfois
nécessaire. Chez le myope de plus de 40 ans, cette sous-correction
est parfois souhaitable pour retarder l'apparition de la presbytie (difficulté à lire
de près). Un retraitement complémentaire au laser est possible
si nécessaire, après stabilisation de la vue.
- La sur-correction ou correction excessive.
Cela ne signifie pas que l'on voit trop bien, mais que le myope devient hypermétrope
ou l'inverse. C’est surtout le cas des patients cicatriseurs lents.
Dans le cas où une sur correction serait trop importante, une retouche
peut être nécessaire après stabilisation de la vue.
- L'astigmatisme régulier ou irrégulier.
L'astigmatisme est dû à une irrégularité de la
surface de la cornée. Il peut se traduire par un flou visuel, une
diplopie (vision double). Le plus souvent corrigé par lunettes ou
par lentilles de contact. Rarement, il peut être responsable d'une
réduction de la meilleure acuité corrigée. La cicatrisation
de la cornée, parfois longue, peut réduire cet astigmatisme.
Un retraitement est toujours possible.
- Déséquilibre entre les
deux yeux ou anisométropie.
Une vision binoculaire satisfaisante nécessite que les images vues
par l'œil droit et gauche se superposent au niveau du cerveau. La différence
de myopie entre les deux yeux, après chirurgie du premier œil
par exemple, est parfois mal tolérée et il est souvent préférable
de ne pas être corrigé du tout en attendant l'intervention du
second œil, ou porter une lentille de contact. Si la différence
est faible (inférieure à 2 dioptries de myopie), un verre neutre
peut remplacer le verre myope sur l'œil opéré.
- Qualité de vision.
Si l'acuité visuelle obtenue sans correction est jugée très
satisfaisante, comparable à celle obtenue avec des lunettes, une certaine
gène est parfois rapportée : éblouissement (par exemple,
occasionnée par les phares de voitures lors de la conduite nocturne),
impression de voile, ou encore perception de halos lumineux autour des lumières
(notamment la nuit). Ces inconvénients sont intrinsèque à la
technique du laser et s'estompent généralement en plusieurs
mois. L’aberrométrie permet de les quantifier.
- Sécheresse oculaire.
Cette sécheresse peut durer quelques mois et est améliorée
par l'instillation de collyres lubrifiants durant 6 à 12 mois. Elle
est liée à la dénervation (lésion des micro filets
nerveux de la cornée) transitoire de la surface oculaire liée à la
découpe et à l’abrasion du laser. Une instillation de
larmes artificielles est recommandée la première année.
> Retour Plan PKR <
> Retour Solutions <
La customisation ou CUSTOM
CORNEA : une chirurgie réfractive sur mesure, personnalisée.
C’est une technologie récente qui
permet au laser excimer de corriger les aberrations optiques fines
de l’œil préalablement analysées grâce à l’aberrométrie.
Le CHU de Bordeaux possède une des rares stations en France
capable de réaliser de telles performances. Le but est d’éviter
d’induire des aberrations après la photoablation laser
et si possible d’améliorer la qualité optique de
l’œil.
> Retour Solutions <
Le LASEK, l’EpiLASIK
Ce sont des variantes de la PKR dans laquelle
l’épithélium tente d’être préservé (épaisseur
de 50 µm). Le but est de diminuer la douleur post opératoire
et de diminuer le risque de Haze cornéen. Pour certains il serait
ainsi possible de corriger des amétropies supérieures à 4-5
Dioptries.
Le LASEK nécessite le clivage de l’épithélium à l’aide
d’une spatule après affaiblissement de ses attaches à l’aide
d’alcool dilué. La manœuvre est délicate et
parfois le capot d’épithélium se déchire
obligeant à convertir l’intervention en PKR classique.
Une lentille de contact est souvent utile les premiers jours pour stabiliser
l’épithélium. Il est cependant rare d’arriver à préserver
la viabilité de l’épithélium, le gain est
surtout lié à une diminution de la douleur, les autres
bénéfices sont encore discutés.
L’épi LASIK repose sur le même
principe, mais il tente d’automatiser et de standardiser la découpe
de l’épithélium. Son but est aussi de préserver
en vie la couche de l’épithélium. Il permet à l’aide
d’un cliveur mécanique non tranchant, de géométrie
semblable à celle des microkératomes, de créer
un capot épithélial qui est repositionné après
la PKR et qui devrait ainsi ré adhérer évitant
Haze et douleur. Il est actuellement et depuis peu en évaluation.
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Le LASIK
> Définition
> Les complications
> Les complications communes possibles
> Les complications spécifiques possibles
Définition
Abréviation de LASer In situ Kératomileusis,
il représente actuellement la majorité des procédures
réfractives. Il est indolore et évite le problème
du Haze cornéen rencontré en PKR car la surface épithéliale
est ici totalement respectée.
D’un point de vue pratique, le LASIK actuel
doit, pour permettre d’atteindre la zone de photoablation, découper
préalablement un capot cornéen circulaire d’environ
150 µm d’épaisseur sur un diamètre de 8 à 10
mm à l’aide d’un microkératome mécanique
(principe du rabot). Ce geste est effectué sous anesthésie
locale par une goutte de collyre instillé quelques minutes avant
la chirurgie. Un anneau de succion (pompe à vide) est positionné au
niveau du pourtour cornéen (limbe) pour tenir et durcir le globe
pendant la découpe. Le microkératome, équipé d’une
fine lame de rasoir, s’emboîte ensuite sur l’anneau
pour coulisser dans un plan de découpe qui dépend des
caractéristiques géométriques de l’anneau
et de la cornée. La lame, propulsée par un moteur et
dotée d’une oscillation transversale, fait un aller retour.
Grâce à une butée, une charnière est respectée
pour assurer le repositionnement du capot à la fin du kératomileusis.
Le capot est ensuite récliné manuellement pour permettre
l’action du laser excimer (photoablation) dans l’épaisseur
de la cornée (in situ). Le capot est ensuite rincé et
repositionné. Il cicatrise ensuite simplement en l’état.
La modification de la courbure cornéenne dépend du profil
d’ablation du laser excimer qui est lui même calibré selon
des nomogrammes précis, comparables à ceux de la PKR.
Les suites opératoires sont très simples, la vision est
retrouvée dès le lendemain de l’intervention, des
micros fluctuations sont possibles dans le premier mois. L’intervention
des deux yeux est possible le même jour et pour certains est
même recommandée. Les retouches sont possibles dès
le troisième mois et plusieurs années après la
chirurgie. Pour ce faire, il suffit de re soulever le capot avec une
spatule et de ré appliquer le laser pour compléter le
traitement. Ce geste est toutefois pourvoyeur d’un peu plus de
complication que lors du premier traitement et sont indication doit être
raisonnable.
> Retour Plan
LASIK <
> Retour Solutions <
Les complications
L'incidence des complications, déjà très
faible, a encore baissé au cours des dernières années
grâce à la qualité et la haute technicité des
instruments. La fréquence des complications est inférieure à 0,1
%, alors que celle des incidents est de 0,5 %. Les effets secondaires
souvent transitoires, dominés par les halos nocturnes, s'observant
dans 5% des cas. Il est impératif pour le patient d’en
prendre connaissance.
Les complications pendant
l'opération
- Dysfonctionnement du laser excimer
Exceptionnel. Une évaluation systématique du fonctionnement
du laser excimer est réalisée avant chaque intervention.
- Dysfonctionnement du microkératome
Une évaluation systématique du fonctionnement de l'instrument
utilisé pour la découpe lamellaire de la cornée est
réalisée avant chaque intervention. Malgré les soins
attentifs apportés à cet instrument de très haute technicité,
un dysfonctionnement reste possible. L'utilisation d'un autre microkératome
s'impose dès qu'existe le moindre doute sur l'appareil utilisé.
- Incident de découpe lamellaire
Exceptionnel mais potentiellement grave. Une découpe lamellaire irrégulière
ou incomplète, un blocage du microkératome, une perte de couplage
entre l'instrument et la cornée peuvent amener à interrompre
l'intervention généralement reprogrammée 3 à 6
mois plus tard, après cicatrisation de la cornée. Une perte
de meilleure acuité corrigée est possible.
- Décentrement du traitement cornéen
réalisé par le laser
Exceptionnel mais potentiellement grave. Le traitement laser doit être
centré sur l'axe visuel. Aussi, il est très important que le
patient regarde attentivement la petite mire rouge clignotante du laser du
début à la fin du traitement car le laser se centre sur l’axe
visuel du patient et non sur l’axe géométrique de l’œil.
Le chirurgien encourage donc en permanence le patient dont le rôle
est actif. Un système de caméra infrarouge (eye-tracker) permet
de réajuster le tir du laser en temps réel afin de compenser
les micros secousses de l’œil. Le laser est stoppé si l’œil
dévie trop, la procédure reprend au même point après
simple ré alignement. Pendant le traitement, le contrôle du
centrage est effectué par l'opérateur sous microscope opératoire
et par l'assistant opératoire sur écran de contrôle de
la caméra. La collaboration du sujet opéré est donc
essentielle. Il doit fixer, avant et pendant les quelques secondes de photoablation
une lumière rouge même si elle devient progressivement plus
grosse et floue. Si, malgré toutes ces précautions, un décentrement
est observé, une retouche au laser quelques mois plus tard sera indiquée.
> Retour Plan
LASIK <
> Retour Solutions <
Les complications post-opératoires
- L'inflammation
Une inflammation post-opératoire du capot de (lamelle de cornée)
peut engendrer une vision très floue. Les causes en sont mal identifiées
. Elle disparaît dans la très grande majorité des cas
avec un traitement anti-inflammatoire local.
- L'infection de la cornée
Exceptionnelle mais grave. Elle correspond à l’apparition d'un
abcès de cornée qui peut évoluer vers une résolution
totale mais aussi vers la perte de l’œil si la prise en charge
n’est pas rapidement adaptée. Une opacité cornéenne
pouvant gêner la vision. L'instillation soigneuse des collyres prescrits,
les mesures d'hygiènes de base afin de limiter le risque, et la surveillance
postopératoire permettant de dépister une infection débutante
et de mettre en route les traitements appropriés sont les meilleurs
garants contre l’infection cornéenne. Ainsi, dans les suites
immédiates de l’intervention, toute rougeur anormale, douleur,
baisse de vision, paupières collées le matin doivent faire
consulter d'urgence.
- La cicatrisation anormale de la cornée
: lente, excessive ou désordonnée de l'épithélium
L'épithélium peut souffrir lors de la découpe du capot
et présenter des érosions superficielles. Des cellules peuvent
s'insinuer au niveau de l'interface cornéenne à partir des
berges du capot. Cette invasion épithéliale peut engendrer
: opacités, astigmatisme ou sous-correction. Une ré intervention
est alors nécessaire afin de nettoyer l'interface. Par ailleurs, une
cicatrisation anormalement lente de l’épithélium peut être
source de sensation de corps étrangers, de brûlures, ou de flou
visuel transitoires.
- La sous-correction ou correction insuffisante
Elle peut être immédiate ou apparaître plus tardivement.
Une correction par lunettes ou lentilles de faible puissance est parfois
nécessaire. Chez le myope de plus de 40 ans, cette sous-correction
est parfois souhaitable pour retarder l'apparition de la presbytie (difficulté à lire
de près). Un retraitement complémentaire au laser est possible
si nécessaire, après stabilisation de la vue.
- La sur-correction ou correction excessive
Cela ne signifie pas que l'on voit trop bien, mais que le myope devient hypermétrope
ou l'inverse. Dans le cas où une sur correction serait trop importante,
une retouche peut être nécessaire après stabilisation
de la vue.
- L'astigmatisme régulier ou irrégulier
L'astigmatisme est dû à une irrégularité de la
surface de la cornée. Il peut se traduire par un flou visuel, une
diplopie (vision double). Le plus souvent corrigé par lunettes ou
par lentilles de contact. Rarement, il peut être responsable d'une
réduction de la meilleure acuité corrigée. La cicatrisation
de la cornée, parfois longue, peut réduire cet astigmatisme.
Un retraitement est toujours possible.
- Déséquilibre entre les
deux yeux ou anisométropie
Une vision binoculaire satisfaisante nécessite que les images vues
par l'œil droit et gauche se superposent au niveau du cerveau. La différence
de myopie entre les deux yeux, après chirurgie du premier œil
par exemple, est parfois mal tolérée et il est souvent préférable
de ne pas être corrigé du tout en attendant l'intervention du
second œil, ou porter une lentille de contact. Si la différence
est faible (inférieure à 2 dioptries de myopie), un verre neutre
peut remplacer le verre myope sur l'œil opéré.
- Qualité de vision
Si l'acuité visuelle obtenue sans correction est jugée très
satisfaisante, comparable à celle obtenue avec des lunettes, une certaine
gène est parfois rapportée : éblouissement (par exemple,
occasionnée par les phares de voitures lors de la conduite nocturne),
impression de voile, ou encore perception de halos lumineux autour des lumières
(notamment la nuit). Ces inconvénients sont intrinsèque à la
technique du laser et s'estompent généralement en plusieurs
mois. L’aberrométrie permet de les quantifier.
- Sécheresse oculaire
Cette sécheresse peut durer quelques mois et est améliorée
par l'instillation de collyres lubrifiants durant 6 à 12 mois. Elle
est liée à la dénervation (lésion des micro filets
nerveux de la cornée) transitoire de la surface oculaire liée à la
découpe et à l’abrasion du laser. Une instillation de
larmes artificielles est recommandée la première année.
> Retour Plan
LASIK <
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Le femtoLASIK ou le LASIK « Tout
Laser »
Il s’agit d’une variante du LASIK
dans laquelle le Microkératome mécanique est remplacé par
un Microkératome laser de type femtoseconde. Les deux seuls
fabricants sont actuellement les sociétés Intralase et
20/10 Perfect Vision. L’intérêt majeur est de supprimer
presque tous les risques imputables à la découpe du capot.
Cette technologie est pour l’instant très coûteuse
et en évaluation clinique depuis 2002. Les résultats
sont très bons et son utilisation devrait se généraliser à court
ou moyen terme.
Il existe depuis quatre ans une forte collaboration
entre le CHU de Bordeaux (Service d’Ophtalmologie), l’université des
sciences de la vie Bordeaux 2, l’université des sciences
physiques de Bordeaux 1 et plusieurs partenaires industriels pour le
développement d’un laser femtoseconde expérimental
optimisé pour la chirurgie réfractive. Les responsables
universitaires de ce projet sont : Pr. Joseph Colin ; Dr. François
Salin, Dr. David Touboul (Directeur de recherche).
Pour en savoir plus :
Site Intralase : www.intralase.com
Site 20/10 Perfect Vision : www.2010pv.com
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Les implants
> Définition
> Les implants de chambre antérieure
> Les implants de chambre postérieure
> Les complications communes possibles
> Les complications spécifiques possibles
Définition
La chirurgie réfractive par implantation
s’adresse pour l’instant aux amétropies fortes ou à certaines
contre indications du Laser (cornée fine par exemple). Le principe
repose sur l’introduction d’une lentille bio compatible
dans le segment antérieure de l’œil afin de corriger
l’amétropie du patient de façon définitive.
L’implant est placé soit en avant de l’iris (chambre
antérieure) soit en arrière de l’iris (chambre
postérieure). Dans ce dernier emplacement, le cristallin est
le plus souvent respecté (implants phakes) mais parfois il est
remplacé (implants pseudo-phakes). Cette approche est plus invasive
que celle du Laser mais est en théorie réversible. Plusieurs
implants et cas de figures sont possibles :
> Retour Plan Les
implants<
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Les implants de chambre
antérieure
- Implants phakes à support angulaire
Ces
implants sont positionnés en avant de l’iris, à distance
de la cornée. Leur partie centrale appelée « optique » est
placée devant la pupille et y est annexé des prolongations
appelées « haptiques » dont le but est de stabiliser
l’implant qui doit rester immobile dans l’œil. Les
haptiques prennent appuis dans l’angle iridocornéen.
L’incision pour introduire l’implant est d’environ
3,5 mm.
- Implants phakes à support irien
Ces implants sont positionnés en avant de l’iris, deux petites
pinces annexées à l’optique permettent leur clipage à l’iris
et leur centrage sur la pupille. Certains sont à présent toriques
et permettent donc de corriger certains astigmatismes. L’incision pour
introduire l’implant est d’environ 6,5 mm, mais la nouvelle génération
pliable permettra une incision de 4 mm.
> Retour Plan Les
implants<
> Retour Solutions <
Les implants de
chambre postérieure
- Implants phakes pré cristalliniens
Ces implants sont positionnés en arrière de l’iris et
en avant du cristallin. Ils s’apparentent à une lentille de
contact pour le cristallin. Leur mise en place se fait pupille dilatée
et une iridotomie périphérique est réalisée avant
(laser) ou pendant la chirurgie (petite ouverture à la base de l’iris).
L’incision pour introduire l’implant est d’environ 3,5
mm.
- Implant pseudo-phakes : La chirurgie du cristallin clair
Ils sont identiques aux implants posés pour la chirurgie de la cataracte.
Ils impliquent l’utilisation d’une sonde à ultrasons qui
permet la fragmentation et l’aspiration du cristallin natif. L’implant
est positionné à sa place dans le sac qui contient naturellement
le cristallin. L’incision pour introduire l’implant est d’environ
3,5 mm.
> Retour Plan Les
implants<
> Retour Solutions <
Les complications
communes possibles
Infection
Cette complication est possible pour toute chirurgie, son incidence est inférieure à 1
cas sur 2000 mais peu potentiellement induire la perte de l’œil.
Des mesures prophylactiques intensives sont toujours pratiquées.
Inflammation
Elle est obligatoire pour tout acte chirurgical. C’est pour cela qu’un
traitement anti inflammatoire par collyres est toujours associé pendant
environ un mois post opératoire. Elle est plus importante chez certains
patients diabétiques ou porteurs d’un antécédent
d’uvéite pour lesquels ce type de chirurgie est contre indiquée.
Hypertonie
Pour intervenir, le chirurgien utilise des gels qu’il injecte dans
l’œil. Après implantation ces gels doivent être retirés
sous peine de voir la pression intraoculaire monter rapidement. Le risque
est l’atteinte irréversible du nerf optique et la sidération
de la pupille. Pour éviter ce problème, le chirurgien lave
minutieusement le segment antérieur de l’œil en fin d’intervention
et contrôle la pression oculaire quelques heures après l’intervention.
Pour les implants placés derrière l’iris un petit trou à la
base de l’iris est réalisé soit avant ou pendant la chirurgie
pour éviter le blocage de l’iris contre l’implant. Les
incidents sont donc exceptionnels.
Sur et sous correction
Une approximation de la meilleure puissance de l’implant est faite
par votre chirurgien en préopératoire. Cependant la plupart
des implants ne peuvent pas corriger l’astigmatisme préexistant
et éventuellement un peu induit par l’incision de la cornée.
Une petite erreur est donc fréquente, d ‘autant plus que l’amétropie
est forte. Il est possible de changer l’implant si cette erreur est
source d’insatisfaction. les alternatives sont : le port d’une
petite correction optique d’appoint, la réalisation d’un
Bioptique (laser dans un second temps). Dans certains cas la sous correction
est volontaire pour un œil. Le but est alors de donner une bonne vision
de loin d’un œil et de près de l’autre. Cette méthode
appelée « monovision » est un compromis pour éviter
la presbytie. Elle s’adresse aux patients de plus de 50 ans et à la
chirurgie du cristallin clair. Une simulation avant la chirurgie est possible.
Réversibilité
La chirurgie par implantation n’est pas
strictement réversible mais permet le retrait de l’implant
en cas de problème. Ce retrait est facile mais le retour à l’état
initial impossible du fait même de l’intervention.
Mobilité
Tout implant présentant une mobilité dans
l’œil doit être changé ou repositionné.
Plusieurs appareils de mesures de plus en plus précis permettent
d’éviter d’implanter des implants mal dimensionnés.
Multifocalité
Certains implants réfractifs sont dits
multifocaux. Leur fonction est de corriger à la fois l’amétropie
du patient et de compenser sa presbytie. Il s’agit en fait d’un
compromis entre la vision de près et de loin. Le principe repose
sur la division par l’implant de la lumière entrant dans
l’oeil en plusieurs images que le cerveau va sélectionner
pour la distance qu’il désire regarder. Il y a donc, du
fait de la formation simultanée de plusieurs images, perte d’une
partie de l’intensité lumineuse pour chaque distance regardée.
La sensibilité au contraste diminue. Dans cette configuration,
le jeu de la pupille naturellement actif pendant l’accommodation
favorise la sélection de la meilleure zone optique de l’implant.
Cependant, lorsque la pupille est dilatée, surtout la nuit,
le patient peut présenter des halos et un éblouissement
important. Cette chirurgie est acceptée par les patients très
motivés pour la correction de la presbytie, moins exigeants
sur la qualité de la vision.
Centrage
Le centrage de l’optique de l’implant
sur l ‘axe visuel est important pour la qualité de l’image.
Le centrage sur la pupille est aussi important car si la pupille
déborde des limites de l’optique de l’implant,
des images parasites liées à la diffraction de la lumière
sur les bords de l’optique gênent la vision. Les patients
présentant une pupille très large sont de mauvaises
indications pour certains implants à optique de petit diamètre.
> Retour Plan Les
implants<
> Retour Solutions <
Les complications
spécifiques possibles
Pour les implants de chambre antérieure,
les risques spécifiques sont essentiellement liés à l’ovalisation
de la pupille induite par un appuis trop marqué des haptiques.
Une déformation importante est exceptionnellement responsable
décentrage de la pupille par rapport à l’optique.
Un éblouissement, des halos ou un dédoublement de l’image
est alors possible nécessitant parfois le retrait de l’implant.
Les dernières générations d’implants limitent
grandement ce risque. Si l’implant est trop petit ou mobile dans
l’œil il peut entraîner un contact délétère
avec la cornée, celle ci pouvant s’opacifier de façon
irréversible. Un retrait est alors impératif au moindre
doute. Les géométries actuelles rendent ce problème
de plus en plus exceptionnel. L’incision est d’environ
3,5 mm.
Pour les implants de chambre antérieure
clipés à l’iris, l’ovalisation de la pupille
est rare, le centrage est toujours bon, en cas de contusion oculaire
il existe de façon exceptionnelle un risque de déclipage à prendre
en charge en urgence. Alors qu ‘elle devait faire 6,5 mm pour
les premiers modèles. Cette incision pouvait induire un astigmatisme
diminuant l’efficience du traitement.
Pour les implants de chambre postérieures
phakes le problème principal est le contact avec le cristallin
qui peut induire une cataracte et donc nécessiter à terme
son retrait et éventuellement une chirurgie de la cataracte
dans le même temps (bi-lensectomie). L’incision est d’environ
3 mm.
Pour les implants de chambre postérieures
pseudophakes, les risques sont les mêmes que ceux pris pour
la chirurgie de la cataracte. L’incision est d’environ
3 mm. Pour les patients myopes forts une attention particulière
est portée à la surveillance de la rétine dont
l’incidence de décollement de rétine est légèrement
augmenté après cette chirurgie.
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Bioptiques
Il s’agit de combinaisons possibles entre
une chirurgie par implantation et une chirurgie par laser. Le cas le
plus fréquent est celui du patient fort myope qui a été implanté mais
qui présente une petite sous correction. Plutôt que de
changer l’implant et donc de reprendre des risques infectieux,
une retouche par PKR permet d’ajuster le résultat final.
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