Organisation pratique de l'intervention
Elle se décompose en trois
étapes :
- Le bilan préoperatoire qui permet d'informer le patient et de choisir la technique,
- L'opération en elle-même,
- Le suivi post-opératoire,
• Il est réalisé au cours de la première consultation,
la réfraction et les examens cornéens sont réalisés
après une interruption du port des lentilles dont la durée
dépend du type de lentilles (souples au minimum 2 jours, rigides au
minimum 1 semaine).
• Durée : compter 1H 30 d’examen.
• Contraintes : Venir accompagné ou par les transports en communs car la pupille sera dilatée pour le bilan et donc la conduite contre indiquée pendant 24 Heures. Des lunettes de soleil sont utiles en raison d’une gène à la lumière pendant 48 heures.
- L’interrogatoire établit les antécédents généraux et ophtalmologiques, recherche les contre-indications, élimine les amétropies évolutives et établit au mieux les motivations et les besoins visuels du patient.
- L ‘acuité visuelle
- avec et sans correction
- de façon objective et subjective
- en mono- puis en binoculaire
- Le bilan orthoptique (dépistage de strabisme, de trouble de la convergence....)
- La pupillométrie (mesure du diamètre de la pupille en condition nocturne et diurne)
- La topographie cornéenne et l’ ORBSCAN (cartographies des reliefs et de l’épaisseur de la cornée)
- L’acuité visuelle sous cycloplégie (paralysie transitoire de l’accommodation par un collyre, le Skiacol)
- L’aberrrométrie (mesure de la qualité optique de l’œil)
- La pachymétrie centrale ultrasonique (mesure de l’épaisseur centrale de la cornée)
- L’examen oculaire à la lampe à fente (microscope) et le fond d’œil.
Après 50 ans, il est important d’éliminer certaines pathologies, et en particulier une cataracte, un glaucome ou des anomalies de la rétine chez les myopes.
- La conclusion et la discussion des alternatives avec le médecin.
L’information donnée aux patients
Comme pour tout acte chirurgical, l’information au patient doit être intelligible, aussi complète que possible, comparative (avec les techniques non chirurgicales de correction), adaptée à la demande et à la personnalité du patient
Outre l’exposé des résultats attendus, elle porte essentiellement sur tous les risques de complications : infection, inflammation, sur- et sous-correction, conséquence sur l’hydratation de l’oeil, perte de la qualité de la vision, voire perte de la vision. Une information sur la presbytie et sur l’évolution de la réfraction doit l’accompagner.
L’information écrite est systématique et elle comporte au moins la fiche de consentement éclairé édité par la Société française d’ophtalmologie.
Il faut bien noter qu’en raison du caractère non obligatoire et de confort de la chirurgie, celle ci n’est pas prise en charge par la sécurité sociale. Certaines mutuelles remboursent cependant une partie à certaines conditions. Par ailleurs, le chirurgien n’a pas le droit de faire d’arrêt de travail en raison du caractère non pathologique de la situation, le patient doit donc s’organiser avec son employeur.
Pour le laser :
La chirurgie est ambulatoire, le patient est convoqué le matin et
l’opération organisée en début d’après
midi. Un accueil par des infirmières et techniciens spécialisés
est suivi du rappel des conseils et explications sur le déroulement
de l’intervention. Une prémédication pour détendre
le patient est parfois proposée.
Le
patient est ensuite pris en charge par le chirurgien et les orthoptistes
pour son installation sous le laser. Le plus long
est la mise en place du
matériel et les multiples réglages et vérifications.
Au moindre doute sur le bon fonctionnement d’un appareil, le chirurgien
décidera d’annuler la chirurgie. Après anesthésie
locale, une désinfection soigneuse et la pose d’un champ stérile
est pratiquée. Un écarteur à paupière permet
d’éviter au patient de se préoccuper de l’ouverture
de son œil. L’œil controlatéral est caché pour
que le patient puisse se concentrer sur la fixation de la mire du laser.
La procédure laser est effectuée, généralement
en moins de 10 minutes. Des collyres antibiotique et anti inflammatoire sont
instillés en fin d’intervention. Une coque transparente est
fixée pour protéger l’œil pendant 24 heures. L’autre œil
peut être traité en suivant après changement de tous
les instruments. Pour la PKR, le LASEK, une lentille de contact est posée
sur l’œil et restera en place 2 à 3 jours. Pour le LASIK
le chirurgien fait une vérification du capot 15 minutes après
la chirurgie à la lampe à fente. Avant de partir, le patient
reçoit son ordonnance, les derniers conseils et les rendez vous de
contrôle.
Pour les implants :
La plupart des implants phakes ou pseudophakes sont posés sous anesthésie locorégionale ou générale. Le chirurgien n’opère jamais les deux yeux le même jour. La durée de l’intervention est d’environ 15 minutes. L’opération s’apparente beaucoup à la chirurgie de la cataracte. Une surveillance particulière est nécessaire. Comme pour le laser, une coque transparente est fixée pour protéger l’œil pendant 24 heures, avant de partir, le patient reçoit son ordonnance, les derniers conseils et les rendez vous de contrôle.
3 - Le suivi des patients en post-opératoire
Dans les jours suivants, certaines précautions doivent être prises : instiller les collyres antibiotiques, anti-inflammatoires et les larmes artificielles, ne pas frotter ses yeux, ne pas aller à la piscine et éviter toute activité risquant d'infecter ou traumatiser l'œil. Il faut contacter sans délai son chirurgien ou les membres de son équipe si une rougeur, une douleur ou une baisse brutale de la vision survenait.
Les consultations de contrôles sont fixée au nombre de 2 ou
3 la premières semaines puis au moins à 1 mois, ensuite tous
les trois mois pendant 1 an la première année puis tous les
ans dans le suivi. Une carte d’implant est délivrée au
patient pour qu’il puisse faire identifier ultérieurement son
implant par d’autres médecins.
Les consultations de suivi reprennent certains
des examens pratiqués
en préopératoire. Le but est d’évaluer l’efficacité et
la tolérance de la chirurgie. Au besoin, pour le laser, si une retouche
est discutée, celle-ci fait partie intégrante du forfait payé par
le patient pour la première intervention. En revanche seule la première
consultation post opératoire est comprise dans ce forfait.
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